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Filière automobile : investir ou périr

L’automobile pourrait créer 1,2 million d’emplois d’ici à 2040 et augmenter son chiffre d’affaires si elle se transforme lourdement en investissant 140 milliards d’euros. A l’inverse, en cas d’inaction, elle pourrait perdre 60 % de ses effectifs et de ses recettes.

in Journal Auto, par Christophe Jaussaud, 03-06-2021


La filière automobile pourrait augmenter son chiffre d’affaires, en moyenne de 2 % par an, si elle réalisait de lourds investissements, d’après une étude de KPMG. A contrario, “l’inaction entraînerait une baisse massive des chiffres d’affaires et des emplois de la filière, de l’ordre de 60 % des valeurs actuelles”, soulignent les auteurs de l’étude.

La filière, qui comptait 1,2 million d’emplois en 2018, pourrait en compter 2,4 en 2040, selon un scénario optimiste. “Toute la filière est à renouveler”, souligne l’un des auteurs, Jean-Charles Ferreri. Le cabinet prévoit une “migration progressive de la valeur de certains maillons historiques de l’écosystème” (fabrication de pièces, location de voitures) “vers d’autres plus ou moins innovants” (les logiciels, les données, la mobilité partagée).

“Une telle transformation reste conditionnée à la réalisation progressive d’investissements massifs (pour un total de 140 milliards d’euros), qui devront être portés à la fois par les acteurs du public et du privé”, dans la connectivité en 5G comme dans la formation, souligne KPMG. La filière française profite notamment d’un mix énergétique favorable, basé notamment sur le nucléaire, permettant de produire de l’énergie avec peu d’émission de CO2, d’acteurs reconnus à l’international, ou encore de solides capacités en termes de recherche et développement.

Pourtant, “la filière française présente encore une compétitivité limitée par rapport à ses voisins, notamment liée à un manque de flexibilité de l’emploi et d’attractivité extérieure, à des charges sociales et fiscales parmi les plus élevées en Europe, ou encore à des partenariats de moindre ampleur au sein de la filière”, soulignent les experts de KPMG.

Jean-Charles Ferreri plaide ainsi pour des “collaborations horizontalisées et organisées par briques technologiques”. “On est sur des échelles d’investissement de taille critique qui ne sont pas accessibles aux acteurs dans leur périmètre actuel”, souligne-t-il. “Une action publique volontariste permettrait d’infléchir le scénario tendanciel, en boostant les technologies hybrides, électriques, et hydrogène, aux dépens des hydrocarbures”, soulignent également les auteurs. (avec AFP)

 

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